On sait que la majorité des bénéficiaires des logements sociaux sont des femmes, et plus précisément des femmes célibataires volontaires. Les quelques femmes mariées rendent la vie dure à leur mari. Et pour cause : la maison est leur propriété. M. Diarra est un gendarme à la retraite père de quatre enfants dont leur maman est morte.
Après cette traversée du désert, il décida de se remarier. L’élue de son cœur était une jeune femme célibataire fonctionnaire dans l’administration publique. Ce n’est pas tout, elle était de surcroît la sœur d’une ancienne ministre d’un des gouvernements ATT.
Après la célébration du mariage, M. Diarra et sa nouvelle femme passèrent quelques temps dans la grande famille avant de déménager dans une maison de la cité des 320 Logements. Mme Diarra M. B. qui travaille dans l’administration publique a jugé nécessaire de postuler pour lesdits logements. Après avoir introduit ses dossiers, son mari l’informe de son intention de postuler aussi. Chose que notre brave dame ne voulait pas.
Elle arrive à le convaincre de surseoir à son projet et qu’ils soutiennent tous deux le sien. Sans réfléchir, M. Diarra accepta la proposition de sa femme. Les dossiers de Mme sont acceptés par la commission d’attribution des logements sociaux. Elle est parmi les bénéficiaires. Son logement porte le lot N°281 des 320 Logements. Et cela avec l’appui de sa sœur ministre à l’époque des faits.
Ce faisant, monsieur Diarra était aux anges. Sa joie serait de courte durée. Puisque sa toute nouvelle femme aura des idées derrière la tête. Une fois la clé de la maison réceptionnée, notre gendarme accepte de déménager dans le logement no281 avec ses quatre (4) enfants .Ainsi commença le calvaire pour le vieux gendarme à la retraite.
Les jours passent, mais ne se ressemblent pas. Quelques mois ont suffit pour connaître le vrai visage de la femme. Mère de deux enfants issus du mariage de monsieur Diarra, elle s’imposa en reine dans la famille. Elle mis en demeure quiconque qui lui portera la contradiction, se retrouvera dehors.
Avec son statut d’ancien, M. Diarra résiste souvent et sa femme ne manque pas de l’avertir en ses termes : « Ici c’est chez moi. Je fais ce que je veux. Si tu n’es pas d’accord, tu fous le camp. C’est moi qui paye ma maison ». Ce qui devait arriver, arriva.
Il y a deux semaines que Mme Diarra a renvoyé son mari de chez elle. Ce dernier quitte une nuit après une longue discussion avec la propriétaire de sa famille. Il rejoint ses siens qu’il avait quittés dans la famille paternelle à Sogoniko.
Il faut noter que le cas de ce couple en est un parmi tant d’autres. Sachant que ces différents logements sont majoritairement occupés par des femmes célibataires, il faut aussi s’attendre à la formation d’une société gérontocratique.
Au 1008 Logements, un cas similaire s’était produit entre une policière et son mari enseignant. Après avoir quitté sa famille paternelle au profit de sa femme, notre pauvre enseignant a fini par être chassé par sa femme. Humilié, il était lui aussi obligé de rejoindre ses parents à Sogoniko.
Ces deux exemples parmi tant d’autres vont-ils servir d’avertissements aux hommes ?
Y.C
L’Inter de Bamako du 16 Mars 2010.
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